Mes textes
La partie d'échec:
Le plateau est noir et blanc.
Ces morceaux de bois
bougeront pour un temps
pincés entre nos doigts.
A nous de jouer, à moi de commencer
choisir une pièce à déplacer,
Un pion ou bien un cavalier
Un pion ou bien un cavalier.
Chacun voudrai gagner,
Dans ce jeu, pas de haine,
Je dois pourtant sortir ma reine.
Je pense deviner ton prochain coup:
Tu vas surement sortir ton fou.
J'essaye de résister, il faut continuer
Choisir une pièce à déplacer,
Une tour ou bien un cavalier
Une tour ou bien un cavalier.
J'avais pourtant une stratégie
Et l'avantage des pièces blanches
C'est toi qui gagne la partie
Es-tu d'accord pour la revanche?
.
On s'en lave les mains
Tombé sur le gravier, je suis un écorché vif,
Tout çà c'est du passé, je suis optimiste.
Même dans l'armée,
l'indifférence est générale,
Un communisme ou règne le mutisme.
Chacun semble dans son univers,
Un engrenage de contraintes,
On n'en oublie l'essentiel,
qu'autour de nous le tonnerre gronde.
Alors je lève les yeux au ciel
et j'observe le monde.
Le soleil se consume même dans la brume,
Nous le savons, mais on s'en lave les mains,
Avec les beurs, c'est la déconfiture,
Les engrais repoussent les mauvaises herbes,
On ne peut plus manger à la table des négociations.
Nous le savons, mais on s'en lave les mains
C'est ainsi que j'ai tout mélangé,
Que je me suis embrouillé.
Tout dois continuer , on est conscient de polluer,
Nôtre travail doit rapporter le pain,
Tout çà, nous le savons, et pourtant,
On s'en lave les mains.
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Mon remède
Les journées passent à la file indienne,
Toujours à l'affût d'un jour férié,
J'attends la fin de la semaine,
Le nez rivé sur le calendrier.
Mon seul remède: c'est la pause au logis.
Même quand je suis lassé de travailler,
Je ne cours pas chez le médecin.
Je suis patient, j'irai bientôt me relaxer,
Et pourquoi pas prendre un bon bain!
Mon seul remède: c'est la pause au logis.
Après une nuit étoilée, c'est la grâce matinée,
Allongé sur le canapé, enfin le repos bien mérité.
Déjà dimanche caresse lundi.
Mon seul remède: c'est la pause au logis.
J'ai fais l'éloge de la paresse,
Qui ankilose tout nôtre stress,
Qui recharge toutes nos batteries,
Le remède de la pause au logis.
La ronde des ronces
Sur les talus, les terres abandonnées,
Les herbes errent près des sentiers.
Les ronces gagnent du terrain sur la verdure,
Il n'y a qu'à tendre la main pour cueuillir les mûres.
Les doigts rougis:
Je les essuient sur la fougère.
Pas de fric à faire de cette nature,
De ces friches naîtront des confitures.
Mes genoux érafflés
ont la couleur des fruits récoltés.
Bientôt l'hiver pointera le bout de son nez
Les mûres laisseront la place à la gelée.
Partir
Comme une mouche dans une toile d'araignée,
J'ai cessé de bouger dans ma vie.
Je me sens prisonnier de cette société,
Oui mon ambition s'est tarie.
Peut on tout changer du jour au lendemain?
Comme un bateau en panne de moteur,
Je voudrai mettre les voiles.
L'étincelle dans mes yeux
met le feu aux poudres
Ferme mes paupières sur la France
De sa société, j'ai pu m'absoudre.
Le temps:
Tu as ma vie entre tes bras
Il y a nos ébats mon coeur
encerclées de tendresse.
Tu es le prolongement de mes gestes
une protection, un peu comme une veste.
Le sablier s’écoule, ne te retourne pas.
Poussière du temps qui passe
les grains forcent le pas.
Chacun son tour d’être en amour
Chacun peut avoir son toi, son lui, son elle.
Deux nuages qui s’évaporent
humidifient nos corps.
Quittons la plage, prenons la mer.
Je serai ton combattant en felouque.
Le seuil du vice à ma porte
Je me glisse sous les draps
éclaboussé de sommeil.
Demain, nous partirons en mer
et laisserons les nôtres
je ne veux être que toi que moi, que nous.
En passant
Je vois le paysan, qui forme un
sillon dans son champ, en musique.
Au même moment, à la ferme
sa femme met un disque.
La pointe du saphir épouse le sillon du vinyle.
Je roule, je réfléchis. N’oublies pas la sortie Pontivy!
Le papier enregistre mes idées que je ne veux oublier.
J’aperçois un ouvrier, et par ma vitre entrebaillée
je l’entends s’écrier:
“Scions tous ces marronniers”
C’était le matin, après le petit déjeuner, quelques
tranches de vie.
J’aime saisir ces instants précis ou
je suis témoin d’une scène.
La vie des autres qui passe , diapositives de l’existence.
Je veux voir les autres qui vivent : alors je suis toujours
sur le qui -vive.
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Mon avenir
On ne sait pas ce qu’il y a devant
On ne sait pas ce qui nous attends
Peut être heureux, peut être anxieux
On ne sait ni quand ni comment.
Est ce bien ici que je veux faire ma vie?
On peut me dire: vous serez ceci, vous serez celà
On peut en rire même aux éclats.
On n’en sait rien
On fera certains choix
Nous verrons bien demain
Ou nous conduit nôtre voie.
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Tout transit
Tout est en transit
Du supermarché au réfrigérateur
Du réservoir d’essence en effet de serre
Je dis que tout est en transit.
çà nous passe entre les mains
Nous ne gardons presque rien
Du billet pour avoir la baguette
du travail pour gagner sa croûte.
Ce que nous mangeons, ce que nous buvons
Le tabac s’envole en fumée
La vie se consumme
Je dis que tout transit.
çà nous glisse entre les doigts
Nous ne gardons presque rien
Du son du micro à l’enceinte
De l’embryon au nouveau né
Je dis que tout est en transit.
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